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Brèves

Orange lance la publicité interactive sur ADSL en France

Après le succès de l’expérimentation réalisée avec Citroën en novembre 2008 sur 100 000 foyers français, Orange lance aujourd’hui sa solution de publicité interactive sur la TV par ADSL. Pour la première fois en France, des campagnes de publicité interactives sont diffusées auprès de l’ensemble des clients de la TV d’Orange(1), soit à plus de 2 millions de foyers. Citroën a notamment décidé de recourir à la publicité interactive pour communiquer sur ses 90 ans depuis le 9 septembre sur la chaîne Orange sport info. D'autres campagnes de publicité interactive sont également prévues par Citroën jusqu’à la fin de l’année.

NOUVEAU


Le Secrétariat général à la Ville, en partenariat avec l'ANRU et l'Acsé, lancera, en novembre prochain, un nouveau magazine d'information sur la Politique de la ville. De périodicité trimestrielle, ce magazine donnera la parole aux acteurs de terrain et aux professionnels sous la forme de reportages et d'entretiens. Si vous souhaitez recevoir gratuitement le premier numéro de ce nouveau magazine, veuillez nous transmettre votre nom, fonction, organisme et coordonnées postales à l’adresse : civ-info@ville.gouv.fr

Attention ! Les Rencontres de la démocratie locale repoussées en 2010

Les villes de Grenoble, Échirolles, Fontaine et Eybens et l’Adels, ont, d’un commun accord, décidé de
reprogrammer les XIIe Rencontres de la démocratie locale aux 28 et 29 mai 2010 initialement prévues les 20 et 21 novembre 2009, les XIIe Rencontres de la démocratie locale sont donc repoussées de six mois, et ce pour plusieurs raisons :
• l’Adels a constaté que son appel à contributions remportait un vif succès ;
• les nombreuses propositions qu’elle a reçues demandent une gestion plus longue que lors des années précédentes pour définir la teneur des nombreux temps qui composeront l’événement, les liens avec les acteurs locaux des collectivités qui nous accueillent,
l’organisation logistique et spatiale dans Grenoble et dans l’agglomération.


Débat sur l'identité nationale : c'est quoi être Français ?

Jean-Baptiste VeyLe débat sur l'identité nationale s'ouvre aujourd'hui sur fond de polémique.



Après la défaite de 1870, Ernest Renan écrivait son célèbre discours « Qu'est-ce qu'une nation ? » À partir d'aujourd'hui, la question revient sur le devant de la scène avec un débat sur l'identité nationale qui s'annonce d'ores et déjà houleux. L'opposition crie à la diversion avant les élections régionales, l'extrême droite demande « un Grenelle » sur le sujet et la contestation gagne les rangs sarkozystes (lire ci-contre).
La question de l'identité nationale - qui fut l'un des thèmes de la présidentielle de 2007 - hante, il est vrai, l'Histoire de France de façon récurrente et renvoie tantôt à de glorieux moments comme ceux qui portèrent les idéaux universels de la Révolution française ; tantôt à de terribles zones d'ombre comme celles de l'État vichyste. Pour les Français en tout cas, ce grand débat sur l'identité, annoncé dimanche 25 octobre par Éric Besson, ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, est pertinent. Selon un sondage de CSA, 60 % d'entre eux jugent ainsi que débattre de la question est une « bonne chose »… même si 64 % estiment, selon un autre sondage de BVA, qu'il s'agit d'une opération électorale du gouvernement pour « mobiliser les électeurs de droite » avant les régionales…
La question de l'identité, de la nation, de savoir ce que c'est que d'être Français en 2009 interpelle en tout cas les citoyens d'un pays qui a profondément changé. Notre modèle républicain d'intégration est-il adapté à la France black-blanc-beur ? Pour répondre à cette question, Éric Besson va mobiliser les forces vives et les inviter à débattre dans les 100 préfectures et 350 sous-préfectures jusqu'au 28 février, date de la synthèse générale. Les discussions seront notamment alimentées par le rapport du Haut Conseil à l'Intégration « Faire connaître la République » et par un rapport parlementaire sur « le respect des symboles de la République. » Des symboles (Marseillaise, drapeau) qui sont justement plébiscités.
L'enquête de BVA a également dégagé des pistes. 62 % des Français se prononcent ainsi en faveur de « l'instauration d'un contrat d'intégration demandant aux immigrants d'améliorer leur pratique du français et leur connaissance des valeurs de la République » ; 44 % pour « la mise en place dans les préfectures de cours d'instruction civique ouverts à tous » ; 31 % pour « l'instauration d'une cérémonie plus solennelle lors de toute accession à la nationalité française », et 23 % pour « l'obligation pour les jeunes Français de chanter la Marseillaise au moins une fois par an ».

Un débat pour faire diversion ?

Après l'affaire Frédéric Mitterrand et celle de Jean Sarkozy à l'Epad ; alors que le pouvoir d'achat des Français reste en berne et que les difficultés s'accumulent pour le Président de la République, le débat sur l'identité nationale - un thème cher au Front national - lancé à quelques mois des élections régionales, laisse pour le moins un drôle d'arrière-goût. « La ficelle est un peu grosse » a d'emblée résumé le député PS Jean-Christophe Cambadélis. Pour la gauche, en effet, la survenue de ce débat ne doit rien au hasard : il s'agit tout à la fois pour l'UMP de faire une « opération diversion », selon l'expression de Ségolène Royal, et de chasser sur les terres du Front national. « On pourrait intituler cette nouvelle séquence du gouvernement Recherche Le Pen désespérément », décrypte Noël Mamère (Verts) alors qu'Éric Besson ne s'est pas caché de vouloir « piquer » au FN les valeurs qui nourrissent son fond de commerce électoral. Le parti frontiste a d'ailleurs immédiatement réagi : se posant en spécialiste de la question, Marine Le Pen s'est empressée de réclamer une entrevue au Président Sarkozy et un « Grenelle de l'identité nationale. » Si la contestation est vive à gauche, elle a aussi touché la droite dont plusieurs personnalités redoutent des dérapages. L'ancien Premier ministre et maire de Bordeaux, Alain Juppé, estime que la question de l'identité nationale a déjà été tranchée en 1872 par Ernest Renan. L'ex-ministre et présidente du Parti chrétien démocrate, Christine Boutin, pointe, elle, un « débat très risqué » et estime qu'« on ouvre un boulevard à l'extrême droite. » Ph. R.

La Marseillaise plébiscitée

Une majorité de Français apparaissent attachés à leur hymne national, 77 % se disant favorables à l'apprentissage de la Marseillaise à l'école, selon un sondage Ifop. À la question « êtes-vous favorable ou opposé à ce que les enfants apprennent la Marseillaise à l'école », 77 % des personnes interrogées (79 % des femmes, 75 % des hommes) ont répondu « favorable », 22 % y étant en revanche opposés. L'adhésion est plus sensible chez les plus de 65 ans (89 %) que chez les moins de 35 ans (67 %), souligne le sondage. La part des personnes favorables à l'apprentissage de la Marseillaise à l'école est par ailleurs plus importante chez les employés (83 %) et les ouvriers (74 %) que chez les cadres (64 %). Les sympathisants de droite sont plus nombreux à y être favorables (88 %) que les sympathisants de gauche (69 %).

Interview : Max Gallo estime le débat sur l'identité essentiel.

«Le débat sur l'identité est classique et nécessaire»

Max Gallo, historien et écrivain, ancien ministre de François Mitterrand, aujourd'hui proche de Nicolas Sarkozy, s'intéresse depuis plusieurs années à la question de l'identité. Il vient de publier « le Roman des rois » (Editions Fayard).

La Dépêche du Midi. Pourquoi organiser un débat sur l'identité nationale ?
Max Gallo. C'est un débat classique et nécessaire. La France est une construction politique qui, à chaque grand tournant de son Histoire, redéfinit son identité. Il n'y a rien de choquant que ce soit l'État qui impulse cette réflexion.

L'identité n'est pas figée, elle change. Il faut s'adapter, notamment parce que nous sommes dans une période de transition. En Europe, nous sommes confrontés à des transferts démographiques inéluctables venant des pays du Sud. Pour réussir l'intégration de ces immigrés et éviter tout communautarisme, il faut aborder l'identité, sans racisme ni xénophobie, mais en restant dans le cadre de points cardinaux.

Quels sont-ils ?
Il s'agit notamment de la laïcité et de la langue. Par exemple, la présence en France d'une religion musulmane forte ne pose aucun problème si elle respecte le principe de laïcité et la séparation des Églises et de l'État. La question de la langue est aussi un point capital depuis le XIVe siècle et l'ordonnance de Villers-Cotterêt (qui institua le français comme langue officielle, ndlr). Ce sont des points à réaffirmer avec force.

Quelles conclusions tirera-t-on de ce débat ?
On peut déjà noter qu'il y a une forte majorité de Français qui se prononce pour ce débat, qui a montré son attachement au drapeau tricolore, à la Marseillaise, à la langue. C'est quelque chose qui est enraciné et dont il faudra tenir compte.


IM

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