L’iPad a déjà été testé par plusieurs journaux influents aux USA et a notamment circulé dans les rédactions du New-York Times, du Wall Street Journal , de USA Today ou encore de PC World. Le dénominateur commun ? Les quatre titres considèrent à l’unanimité qu’avec son interface de type iPhone, couplée à un large écran multipoint, l'iPad va considérablement simplifier l'usage de l'informatique. Peut-être même révolutionner celui-ci car les usages seront sans doutes transformés en profondeur …
En revanche, la majorité des testeurs sur la toile souligne l’absence de gestion multitâche, un défaut majeur mais que les versions ultérieurs corrigeront sans doute mais aussi un défaut qui se commue en qualité car cela confère à la batterie une autonomie réellement impressionnante !
Certains sont même allés au-delà des dix heures annoncées par le constructeur.
C’est évidemment une bonne nouvelle pour Apple car les conditions de vente sont claires : retourner un iPad à la batterie défectueuse coûtera tout de même 99 dollars et donc sauf vice apparent ou caché, le risque est mince …
Du côté du clavier et des apps
Comme pour l’iPhone, l'iPad parie sur son clavier tactile, un clavier à peine plus large que celui des netbooks du marché. Pour autant, sa dimension généreuse demande une certaine adaptation et l’un des testeurs a souligné que ce mode avait créé chez lui quelques problèmes de fatigue et même de vitesse de frappe.
Notre confrèrele Wall Street Journal voit dans l'iPad un produit de substitution assez vaste car leur testeur considère que la tablette peut en effet remplacer un ordinateur portable pour la plupart des fonctions usuelles : communications, consommation de contenus, création de ceux-ci, … L’iPad est vu comme l’outil idéal pour tout ce qui ne requiert pas de longues séances de saisie. Et nous-mêmes partageons cette analyse car les utilisateurs « non geeks » ne vont pas se servir de l’iPad comme d’un terminal ou d’un outil de développement ou de création mais bel et bien comme un super communicateur multimédia idéal en situation de mobilité.
Cette analyse est corroborée par le simple fait que les applications iPhone fonctionneront sans problème sur la tablette même si celles-ci se présenteront dans leur taille originale avec des bordures noires ou en plein écran mais légèrement floues en fonction des méthodes de développement des éditeurs de logiciels applicatifs pour cette plateforme. En revanche, pour celles, déjà disponibles, dédiées à l'iPad, elles ont été unanimement appréciées.
Finalement, l’iPad c’est le meilleur des deux mondes chez Apple puisque la tablette reprend, en particulier pour son affichage, le meilleur de l'iPhone et le meilleur des Mac. Très « glossy », brillant pour les initiés, sa résolution de 1024x768 pourtant critiquée ici ou là apparaît finalement davantage comme une qualité qu'un défaut puisque c’est la résolution idéale pour les applications iPhone.
Pour le son, moins enthousiastes, les testeurs pointent du doigt l’unique haut-parleur intégré qui, forcément, délivre un son de qualité audible sans plus mais cela fera marcher – comme c’est le cas pour l’iPhone d’ailleurs – la conception et la vente d’enceintes externes aux design et performances sonores dignes de la demande des mélomanes, sauf à se rabattre sur les écouteurs classiques pour l’écoute en qualité stéréo.
Parallèlement, on tire des plans sur la comète pour ce qui concerne les usages qui seront faits de l’iPad et bien naturellement l’une des fonctions-clés annoncées est la lecture de livres électroniques, via l'application nativement livrée, iBook, de quoi faire une sacrée concurrence au Kindle d’Amazon et sans doute aussi de booster ce secteur que tous savent prometteur.
En général, les résultats des tests sont très positifs et en majorité large les testeurs prédisent un bel avenir à l'appareil, le positionnant dans leurs conclusions comme un concurrent à la fois des netbooks et du Kindle, surtout vu son prix plancher de 499$.
Asus au coin du bois
Asus, qui se développe à grands pas, en a profité pour faire sa propre annonce de ce que le constructeur considère comme une contre-offensive. En effet, le créateur des netbooks a confirmé l'arrivée de deux Eee de type tactile, des Eee Pad, dotés d’écrans de 10", l’un tournant dans l’univers émergeant des logiciels estampillés Google et sa plateforme Nvidia Tegra 2 et l’autre plus classique puisqu’équipé de Windows et sa plateforme Atom.
D’autres constructeurs entreront également en lice puisque le président du fabricant de puces ARM a déclaré qu’il s'attendait à ce que cette année naissent environ une cinquantaine de tablettes.
La bataille sera rude … et elle ne fait que commencer !

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