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Brèves

Report de la grève des cheminots au 18 octobre

Selon le secrétaire général de la CGT-cheminots, l'appel à la grève des cheminots sera peut-être décalé au 18 octobre, le 17 octobre qui avait été retenu hier par les fédérations de cheminots étant la Journée mondiale du refus de la misère.

L'Iran déplore 'l'amateurisme' de Kouchner

Le porte-parole du gouvernement iranien Gholam Hossein Elham a mis sur le compte de "l'amateurisme" les propos du chef de la diplomatie française Bernard Kouchner qui avait évoqué le risque d'une guerre avec l'Iran à cause de son programme nucléaire.

Microsoft : Abus de position dominante confirmé par la cour Européenne

Microsoft : Abus de position dominante confirmé par la cour Européenne
La Cour européenne de Justice a confirmé ce lundi matin la condamnation de l'américain Microsoft pour abus de position dominante. Condamnation prononcée par la Commission européenne en mars 2004. Bruxelles avait condamné l'éditeur de logiciels à une amende record d'un demi-milliard d'euros.
La Commission européenne a salué la décision de la Cour européenne de justice. Microsoft a un peu plus de deux mois pour faire appel.



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L'HUMIDITÉ DES CONTINENTS, CHEF D'ORCHESTRE NATUREL DU MÉTHANE DANS L'ATMOSPHÈRE

Des chercheurs du Laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement1 ainsi que d'autres chercheurs du programme de forage européen EPICA2, viennent d'identifier les principales raisons du doublement des teneurs en méthane entre -18 000 ans (dernier maximum glaciaire) et -11 500 ans (période "chaude" actuelle)



L'HUMIDITÉ DES CONTINENTS, CHEF D'ORCHESTRE NATUREL DU MÉTHANE DANS L'ATMOSPHÈRE
En cause, l'extension des zones humides continentales, tels les marécages en milieu boréal dont les émissions de méthane étaient quasiment nulles durant le maximum glaciaire. Plus étonnant, les émissions de méthane associées aux feux de végétation seraient restées constantes lors de cette transition climatique majeure. Publiés dans la revue Nature le 17 avril 2008, ces résultats permettent de mieux cerner les mécanismes pouvant amplifier dans le futur les émissions naturelles de méthane, un gaz à effet de serre hautement incriminé dans le réchauffement climatique.


Les carottes de glace constituent la seule archive disponible pour reconstruire avec précision la composition de l'atmosphère dans le passé, notamment les teneurs en gaz à effet de serre comme le méthane. Il s'agit du second gaz à effet de serre d'origine humaine après le gaz carbonique. Les teneurs en méthane ont augmenté de plus de 150% au cours des dernières 200 années, en relation avec les émissions anthropiques (agriculture, exploitation du gaz naturel, …).

S'appuyant sur l'analyse de deux forages profonds réalisés en Antarctique, certains scientifiques impliqués dans le consortium européen EPICA ont cherché à mieux comprendre les variations naturelles du méthane atmosphérique dans le temps. C'est en analysant les gaz piégés dans les carottes de glace que ces spécialistes ont obtenu la toute première évolution détaillée du rapport isotopique carbone13/carbone12 du carbone constituant la molécule de méthane (noté δ13CH4), ce durant l'ensemble de la dernière transition climatique qui a eu lieu entre -18 000 (période glaciaire) et -11 500 (début de l'Holocène3). Ce nouveau signal apporte des informations complémentaires permettant d'expliquer l'origine de la variabilité naturelle du méthane.

Les chercheurs disposent ainsi d'un jeu de quatre données uniques sur ce gaz : l'évolution de la concentration atmosphérique en méthane et la différence de concentration existant entre les deux pôles (mesures au Groenland et en Antarctique) - deux résultats obtenus par l'équipe que pilote Jérôme Chappellaz, directeur de recherche CNRS et directeur adjoint du LGGE -, le rapport isotopique Deutérium/Hydrogène du méthane et, désormais, le rapport δ13CH4.

En combinant ces éléments avec un modèle simple de l'atmosphère, les chercheurs sont parvenus à identifier les processus responsables du doublement de la concentration en méthane atmosphérique lors de la dernière transition glaciaire-interglaciaire. Première conclusion, près de la moitié de cette augmentation résulte d'un accroissement substantiel des émissions de méthane à partir des régions marécageuses tropicales. De plus, leurs analyses mettent en évidence que les émissions de méthane, cette fois à partir des marécages et des tourbières boréales (hautes latitudes de l'hémisphère nord), étaient quasi inexistantes en conditions glaciaires. Celles-ci ont commencé à peser seulement au cours de la transition climatique. Enfin, de manière surprenante, les feux de végétation, responsables aujourd'hui d'environ 20% des émissions naturelles de méthane, n'ont pas produit, lors de ce changement majeur, de variations significatives des teneurs en méthane dans l'atmosphère.

De prime importance, ces résultats soulignent le rôle des zones marécageuses continentales en tant que sources de méthane, aussi bien en milieu tropical qu'en milieu boréal.



BM


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