La réforme de l’Ena, articulée autour de quatre orientations, a un double objectif :
- dispenser aux hauts fonctionnaires la "meilleure formation possible", en associant "les valeurs du service public" et "l’ouverture sur la société" ;
- permettre la "professionnalisation du recrutement" en assurant la "plus grande impartialité".
Concernant "l’ouverture à la diversité et à l’égalité des chances", l’Ena sera dotée, dès octobre, d’une classe préparatoire intégrée pour 15 élèves issus de milieux modestes, comme l’avait annoncé Eric Woerth le 24 février.
Pour "rendre encore plus opérationnelle" la scolarité à l’Ena, quatre mesures seront mises en place :
- la réduction de la durée de formation commune, qui passera de 27 à 24 mois, dont deux mois de "procédure d’affectation". Elle sera partagée entre des stages en responsabilité et des enseignements pratiques ;
- les stages devront représenter au moins la moitié de la scolarité, et l’un d’eux, d’une durée de plusieurs mois, sera réalisé en entreprise, en vue d’"ouvrir les élèves aux problématiques du secteur privé" ;
- le renforcement de l’aspect professionnel des enseignements ;
- l’instauration, au terme du tronc commun, pour les élèves recrutés par les administrations et juridictions, d’une formation en alternance "entre leur première affectation et des sessions d’approfondissement à l’Ena". Au terme de cette période, leur titularisation sera effective.
Le classement de sortie supprimé
Pour "assurer une meilleure adéquation entre, d’un côté, les besoins des administrations et, de l’autre, les compétences et aspirations des élèves", le classement de sortie dont dépendaient les affectations est supprimé. Une nouvelle procédure de sortie sera mise en place, qui reposera sur :
- la liberté pour les élèves de candidater auprès des différents employeurs, à partir de fiches de poste qui seront établies pour chaque poste ouvert au recrutement ;
- le renforcement des dossiers d’aptitude, qui comporteront les notes des élèves et des "appréciations littérales" ;
- la transmission, sous forme anonyme, de ces dossiers aux employeurs, qui leur serviront de base pour sélectionner les candidats à auditionner en fonction des critères contenus dans la fiche de poste ;
- la conduite par les recruteurs, à l’issue de l’examen des dossiers, d’entretiens personnalisés, et la prise de décision relative au recrutement de manière collégiale.
Pour "veiller à la bonne régularité de la procédure de sortie", un comité ad hoc, composé de professionnels de la gestion des ressources humaines et présidé par Jean-Cyril Spinetta, ancien élève de l’Ena, sera mis en place. Il aura la charge de valider les processus mis en place par les employeurs d’ici à la fin de l’année 2009.
Eric Woerth et André Santini ont proposé l’application de ces mesures à la promotion qui sera recrutée à l’issue des concours de 2009.
En parallèle, en vue de développer "son rôle dans l’accompagnement et la formation des hauts fonctionnaires", l’Ena renforcera les formations existantes à dispenser à l’occasion des prises de poste (Directeur, sous-directeur, chef de service), en proposant, à partir de 2010, des "séquences de formation aux cadres, issus ou non de l’Ena, qui auront été identifiés comme "hauts potentiels"".
- dispenser aux hauts fonctionnaires la "meilleure formation possible", en associant "les valeurs du service public" et "l’ouverture sur la société" ;
- permettre la "professionnalisation du recrutement" en assurant la "plus grande impartialité".
Concernant "l’ouverture à la diversité et à l’égalité des chances", l’Ena sera dotée, dès octobre, d’une classe préparatoire intégrée pour 15 élèves issus de milieux modestes, comme l’avait annoncé Eric Woerth le 24 février.
Pour "rendre encore plus opérationnelle" la scolarité à l’Ena, quatre mesures seront mises en place :
- la réduction de la durée de formation commune, qui passera de 27 à 24 mois, dont deux mois de "procédure d’affectation". Elle sera partagée entre des stages en responsabilité et des enseignements pratiques ;
- les stages devront représenter au moins la moitié de la scolarité, et l’un d’eux, d’une durée de plusieurs mois, sera réalisé en entreprise, en vue d’"ouvrir les élèves aux problématiques du secteur privé" ;
- le renforcement de l’aspect professionnel des enseignements ;
- l’instauration, au terme du tronc commun, pour les élèves recrutés par les administrations et juridictions, d’une formation en alternance "entre leur première affectation et des sessions d’approfondissement à l’Ena". Au terme de cette période, leur titularisation sera effective.
Le classement de sortie supprimé
Pour "assurer une meilleure adéquation entre, d’un côté, les besoins des administrations et, de l’autre, les compétences et aspirations des élèves", le classement de sortie dont dépendaient les affectations est supprimé. Une nouvelle procédure de sortie sera mise en place, qui reposera sur :
- la liberté pour les élèves de candidater auprès des différents employeurs, à partir de fiches de poste qui seront établies pour chaque poste ouvert au recrutement ;
- le renforcement des dossiers d’aptitude, qui comporteront les notes des élèves et des "appréciations littérales" ;
- la transmission, sous forme anonyme, de ces dossiers aux employeurs, qui leur serviront de base pour sélectionner les candidats à auditionner en fonction des critères contenus dans la fiche de poste ;
- la conduite par les recruteurs, à l’issue de l’examen des dossiers, d’entretiens personnalisés, et la prise de décision relative au recrutement de manière collégiale.
Pour "veiller à la bonne régularité de la procédure de sortie", un comité ad hoc, composé de professionnels de la gestion des ressources humaines et présidé par Jean-Cyril Spinetta, ancien élève de l’Ena, sera mis en place. Il aura la charge de valider les processus mis en place par les employeurs d’ici à la fin de l’année 2009.
Eric Woerth et André Santini ont proposé l’application de ces mesures à la promotion qui sera recrutée à l’issue des concours de 2009.
En parallèle, en vue de développer "son rôle dans l’accompagnement et la formation des hauts fonctionnaires", l’Ena renforcera les formations existantes à dispenser à l’occasion des prises de poste (Directeur, sous-directeur, chef de service), en proposant, à partir de 2010, des "séquences de formation aux cadres, issus ou non de l’Ena, qui auront été identifiés comme "hauts potentiels"".

A la Une
La médiation du crédit prolongée jusqu'à fin 2010
Mentions légales